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Bonjour à tous,

Une fois encore je viens vers vous pour vous parler des plantes médicinales de la pharmacopée naturelle d’Amazonie que le Laboratoire Takiwasi utilise pour ses remèdes. Après un tour d’horizon des recherches scientifiques et une légende Ashaninka, vous trouverez, à la fin de cette lettre, un résumé d’une expédition à la recherche des ressources naturelles en vue d’une gestion durable et d’une amélioration sociale et écologique des communautés qui nous fournissent. Transmettre à vos contacts cette information c’est un peu participer à ces projets, dont les peuples premiers sont les gardiens. Mais c’est aussi aider le centre Takiwasi à soigner les patients sans ressources. Ce mois-ci une des amazonienne les plus connues :

L ‘UÑA DE GATO

Botanique et pharmacologie : Littéralement « griffes de chat », elle doit son nom aux robustes épines présentes sur sa tige. Cette plante de la famille des Rubiacées, originaire des forêts tropicales d’Amérique du Sud porte de nombreux noms qui font référence à la particularité de ses épines. En Amazonie péruvienne, deux espèces différentes –Uncaria tomentosa et Uncaria guianensis- sont connues sous le même nom d’Uña de Gato. Ces deux espèces ont fait l’objet de nombreuses études scientifiques dues à leur réputation et aux résultats obtenues depuis très longtemps par les médecins traditionnels.

On la trouve principalement dans la forêt primaire jusqu’à 800 mètres d'altitude, au Pérou, dans les régions de Madre de Dios, Loreto, Cuzco, Paucartambo, Huanuco, Ucayali, Pasco, Oxapampa et San Martín. C’est un arbuste grimpant, se transformant en liane, dont les branches quadrangulaires, porteuses à l’état jeunes de ses fameuses épines, peuvent croître jusqu’aux arbres voisins et y prendre appui pour atteindre une hauteur et un développement maximal. Ses feuilles d’une dizaine de centimètre, aux courts pétioles, glabres sur le dessus et parfois duveteuses en dessous, sont oblongues, pointues. La plante porte des inflorescences aux pédoncules duveteux de 1.5 à 4 cm de long se divisant en de nombreux petits capitules de fleurs sessiles d’environ 5 mm. Les fruits sont des capsules de 6 à 8 cm comprenant de nombreuses petites graines qui ne dépassent pas 3mm.

Voyons maintenant les utilités et expériences qui ont découlées de cette grande médicinale d’Amazonie :

Utilisation traditionnelle de l’uña de gato : Médecine amazonienne
L’uña de gato a été utilisée à des fins médicinales par de nombreuses populations originaires d’Amazonie péruvienne depuis au moins 2000 ans. D’après le Dictionnaire des Plantes Utiles du Pérou du Dr. Antonio Brack Egg, l’uña de gato est utilisée contre l’arthrite, les rhumatismes et les inflammations articulaires en général, contre les allergies, la rougeole, les infections des voies urinaires, l’inflammation de la prostate et comme anticancéreux. Les deux espèces connues sous le nom d’uña de gato (Uncaria tomentosa et Uncaria guianensis) sont utilisées sans distinction dans la majeure partie de l’Amazonie péruvienne et on leur attribue pratiquement les mêmes propriétés médicinales.

Utilisation de l’uña de gato dans le monde
Grâce à de nombreuses expéditions et études ethnobotaniques réalisées en Amazonie péruvienne au cours du 20ème siècle, l’uña de gato est devenue depuis les années 70 très populaire dans l’hémisphère nord. Les phytothérapeutes d’Europe et des États-Unis utilisent l’uña de gato pour traiter une variété de maux comme l’arthrite, les rhumatismes, la gastrite et les ulcères gastriques, les troubles du système immunitaire et comme adjuvant au traitement du cancer et du SIDA.

Formes d’utilisation : traditionnelles et actuelles
Cette plante est traditionnellement utilisée sous forme de décoction réalisée à partir de l’écorce de la tige. Habituellement, on place 20 ou 30 grammes d’écorce dans un litre d’eau chauffée ensuite pendant 15 minutes. Ainsi, on favorise la libération des principes actifs, leur dissolution dans l’eau et leur disponibilité pour être absorbés par le système digestif. On en consomme ensuite le contenu d’un verre deux à trois fois par jour.

Etudes scientifiques sur l’uña de gato :
L’efficacité de l’uña de gato pour soigner une grande variété d’affections difficiles à traiter avec des médicaments conventionnels a motivé dans les 30-40 dernières années une multitude d’études scientifiques au Pérou et dans le monde.

1. Etudes cliniques
Les études cliniques sont considérées par la science médicale moderne comme les plus pertinentes pour prouver l’efficacité et l’innocuité d’un médicament. Elles consistent à administrer un traitement ou un médicament de façon contrôlée à un groupe d’individus et ensuite à évaluer scientifiquement les effets thérapeutiques et toxiques.

L’arthrose
  • Une étude multicentrique (réalisée dans des lieux différents) effectuée au Pérou a démontré que 100 mg quotidiens d’extrait sec d’uña de gato soulageaient la douleur chez des patients souffrants d’arthrose du genou. Des effets secondaires bénins ont été observés au niveau digestif chez les patients ayant reçu l’uña de gato.
  • Le même groupe de recherche a comparé les effets de l’uña de gato avec d’autres anti-inflammatoires habituellement utilisés dans les cas d’arthrose comme le Paracétamol et l’Ibuprofène. L’uña de gato s’est montrée plus efficace à soulager la douleur, sans pour autant présenter les effets secondaires stomacaux du Paracétamol et de l’Ibuprofène.
  • Dans une étude en collaboration entre l’Université de San Marcos de Lima et la Faculté de Médecine d’ Albany aux Etats-Unis, il a été observé que l’uña de gato était efficace pour soulager la douleur au repos et pendant l’activité des patients (voir graphique à droite). Comme effet secondaire fut noté un mal de crâne chez 5 des 30 patients dans la deuxième semaine de traitement à l’uña de gato.

2. Etudes in vivo et in vitro
Beaucoup des propriétés médicinales de l’uña de gato connues dans la médecine traditionnelle amazonienne peuvent être aujourd’hui partiellement expliquées par les résultats obtenus en laboratoire. Cependant, il est important de mentionner que les études réalisées in vitro et in vivo sur des animaux de laboratoire ne constituent pas une démonstration scientifique d’efficacité thérapeutique chez l’homme.

Propriétés anti-inflammatoires
  • Il a été démontré dans différents laboratoires dans le monde entier que l’uña de gato diminuait la production in vitro de nombreuses substances pro inflammatoires (comme le TNFα(8), le PGE2(8), le CxCL8(9), le monoxyde d’azote(9) et la NO synthase(10)) dans les cellules de souris. Certaines de ces substances sont largement reconnues pour leur rôle dans les inflammations chroniques comme l’arthrite.
  • L’uña de gato protège la muqueuse intestinale des dommages induits par l’indométacine chez le rat. L’indométacine est un anti-inflammatoire non stéroïdien connu pour ses effets néfastes sur l’intestin et qui est utilisée pour produire une inflammation intestinale expérimentale chez le rat. Sur l’illustration à droite, on peut voir une coupe histologique d’intestin de rat traité seulement à l’indométacine et traité après avoir administré de l’uña de gato (cat´s claw en anglais) pendant 5 jours.
  • L’uña de gato est efficace pour réduire l'inflammation induite expérimentalement chez la souris. Cette étude a démontré que l'extrait alcoolique d'écorce est 4 fois plus puissant que l'extrait aqueux(11).
  • D’autres études réalisées in vivo ont démontré qu’un extrait de feuilles de Uncaria guianensis réduisait l’infiltration des cellules pro inflammatoires et l’œdème dans un modèle d’inflammation respiratoire chez le rat.
  • Chez la souris, l’uña de gato protège les alvéoles pulmonaires des dommages inflammatoires induits par l’ozone. Cette substance est l'un des principaux composants des polluants atmosphériques dans les centres urbains et est associée à des maladies respiratoires comme l'asthme bronchique.

Propriétés immunostimulantes
  • L’uña de gato stimule la phagocytose chez les macrophages humains(13). La phagocytose est l’étape initiale et la première ligne de défense immunologique. Ce processus fait intervenir des cellules spécialisées appelées macrophages qui identifient et « avalent » des particules ou microorganismes exogènes (comme les virus, les bactéries ou champignons). En avalant ces microorganismes, les macrophages « balayent » et nettoient les zones du corps fréquemment contaminées, comme c’est le cas du système respiratoire. Dans le même temps, ils agissent comme organisateurs de toutes les autres lignes de défense immunitaires élaborant et envoyant des messages chimiques d’alerte à travers le sang. L’uña de gato stimule également la production de messages chimiques (tels que les interleukines 1 et 6) chez les macrophages pulmonaires(14). Ces substances sont considérées comme les premiers signaux d’alerte produits face à la présence de micro-organismes dans l’épithélium pulmonaire.

Propriétés antioxydantes
  • L’uña de gato atténue la mort cellulaire induite par le stress oxydatif chez les cellules de culture humaines et de souris.
  • Une étude récente a comparé la capacité antioxydante in vitro d’extraits d’uña de gato, avec des extraits d’autres plantes médicinales et d’aliments comme les céréales, fruits et légumes. Dans tous les tests réalisés, c’est l’uña de gato qui a révélé le plus grand pouvoir antioxydant. Il a également été observé que les préparations alcooliques sont plus puissantes que les préparations aqueuses(11).
  • Les extraits aqueux d’écorce d’uña de gato réduisent la présence de substances responsables du stress oxydatif, comme les radicaux libres. L’extrait analysé est riche en pro anthocyanidines, une famille de molécules connues pour leurs propriétés antioxydantes et leur capacité à éliminer les radicaux libres(15).

Toxicité
  • Aux doses d’utilisation recommandées, il n’a pas été rapporté d’effets de toxicité aigue ou chronique dans les études réalisées sur animaux de laboratoires ou chez l’homme.
  • L’Institut Péruvien de Sécurité Sociale a réalisé une étude pour évaluer la toxicité potentielle de l’uña de gato sur des animaux de laboratoire(17). Les résultats indiquent qu’administrer oralement des doses de 200 mg/kg de poids corporel pendant 30 jours n’a pas produit de changements sur le poids corporel, le comportement, les habitudes alimentaires ou la couleur des urines et des selles. Aucune modification histologique n’a été observée au niveau des organes vitaux examinés (pancréas, rein, rate, foie, estomac et poumons). Dans la même étude, les effets sur la reproduction et le développement embryonnaire ont été évalués. Il n’a pas été observé de malformations congénitales ni de changements dans le nombre ou le poids des progénitures et pas non plus d’effets sur la fertilité(17).
Notons que les doses utilisées dans ces études sont 150 fois supérieures aux doses habituellement indiquées. Pour cette raison, l’uña de gato est considérée comme une plante sûre avec toxicité très basse voire nulle.

Précautions additionnelles
  • En raison de sa propriété immunostimulante, ne pas administrer aux personnes qui ont déjà ou doivent subir une transplantation d’organe par greffe hétérologue. L’administration à des personnes souffrant de troubles auto-immuns doit se faire avec prudence et un suivi médical. Certaines préparations d’uña de gato peuvent occasionner des troubles gastro-intestinaux chez les personnes sensibles à cause de sa teneur élevée en tanins.
  • Interactions médicamenteuses : aucune étude n’a été réalisée sur le sujet, cependant il se peut que la plante renforce l’effet des médicaments hypotenseurs ou anticoagulants.


L’écho des Esprits des Bois : Bien que puissante guérisseuse l’Uña de Gato ne fait pas partie des plantes dites « Maitresses » diètées par les chamanes pour l’apprentissage de leur grande Médecine. Mais en Amazonie, la population utilise bien volontiers l’eau qui s’écoule du cœur de la liane pour se rafraîchir et se revigorer lors des longues marches dans la jungle. à ce propos, on raconte encore cette légende.

Une nuit illuminée par Kashiri, La Lune, déesse suprême des indiens Ashaninka, un chasseur de la tribu parcourait un sentier à la recherche d’un gibier pour nourrir sa famille. Déjà fatigué par de nombreuses heures de recherches infructueuses, la soif et le désespoir achevaient les forces du marcheur solitaire.

Bientôt un murmure dans la sombre forêt attira son attention, et grande fut sa surprise de découvrir un énorme Jaguar déchiquetant une grosse liane de ses griffes acérées. Tremblant de peur mais emporté par la curiosité, l’homme observa comment l’animal buvait l’eau qui s’écoulait du cœur de la plante ainsi ouverte, et ensuite avec quelle incroyable agilité il se jeta sur le cervidé qui passait justement par là.

Remis de ses émotions, notre chasseur s’approcha prudemment de la liane et bu la puissante sève offerte à lui.

Quelques minutes après, l’homme se sentit de nouveau plein de force et de vigueur. Il décida donc de prélever un morceau de cette liane qui curieusement portait des épines semblables aux griffes du Jaguar. Alors qu’il revenait vers son village plein de sa nouvelle connaissance, il croisa au petit matin sur son chemin une « sachavaca », un grand tapir amazonien. De quelques flèches bien placées il s’appropria la vie de l’animal pour nourrir sa famille. (18)

Nos Produits Modernes et Naturels : Actuellement, les plantes médicinales sont vendues sous diverses présentations pharmaceutiques. Les plus populaires sont les capsules et les comprimés à base de plante en poudre en raison de leur facilité d’utilisation et de leur coût. Toutefois, dans celles-ci, les principes actifs se trouvent pris au piège à l’intérieur du tissu végétal et ne sont pas immédiatement disponibles pour être absorbés par l’organisme.
Les extraits hydro alcooliques, moins répandus, sont des préparations dans lesquelles le contenu du tissu végétal a été préalablement « extrait » par l’intermédiaire d’un processus physico-chimique. Ils tentent ainsi d’imiter au mieux l’usage traditionnel et de maximiser l’absorption et la valorisation des principes actifs.

Les Extraits Takiwasi, aussi appelés « Teintures mères », sont élaborés par un lent processus de macération du tissu végétal dans un mélange d’alcool et d’eau qui permet l’extraction des principes actifs de la plante à basse température, évite la dégradation des substances sensibles à la chaleur et garantit la qualité chimique et microbiologique du produit final.

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  • Cette plante Anti-inflammatoire et Immunostimulante est utilisée :
    • Lors d’inflammations chroniques des AMYGDALES ou du PHARINX.
    • En cas d’ARTHROSE et d’ARTRITE non infectieuses et autres problèmes articulaires.
    • Pour les problèmes d’inflammation de la PROSTATE ou des HEMORROIDES.
    • Pour éviter les « coups de froid » ou combattre les processus grippaux.
    • Contre le Cancer et le SIDA et pour alléger les effets secondaires des lourds traitements de ces maladies.
Nous proposons également cette plante sous sa forme naturelle pour l’utiliser en décoction (faire bouillir 5 morceaux dans un litre d’eau pendant 15 minutes) Dans ce cas ce sera l’action de l’eau bouillante qui brisera les tissus végétaux pour vous faire profiter de ces agents actifs. Nous sélectionnons le meilleur de l’écorce que nous coupons en tronçons de quelques centimètre pour faciliter l’utilisation.

Et maintenant nous vous proposons un petit témoignage sur l’utilisation de ce remède dans un cas de spondylarthrite ankylosante.

« Je prends l’Uña de Gato depuis plus d’un an. C’est un complément idéal des anti-inflammatoires que je prends depuis plus de 15 ans dans le traitement de ma spondylarthrite ankylosante. La Uña de Gato atteint des régions de mon corps qui n’avait jamais été soulagées avec les médicaments allopathiques. Depuis que je prends ce remède, ma maladie est beaucoup moins handicapante et mes mouvements sont plus flexibles. J’ajouterai que depuis la prise d’Uña de Gato, j’ai pu réduire mes doses d’anti-inflammatoires, sans toutefois pouvoir les arrêter complétement. »

A la recherche d’Uña de Gato et de Copaïba :

Dans l’objectif d’un suivi de gestion durable des ressources naturelles amazoniennes et de valorisation du travail des communautés natives, nous établissons des projets avec la coopération allemande (GIZ) et Suisse(SIPPO). Nous basant sur l’importance de la formation aux techniques modernes des habitants, sur la reforestation et la culture biologique en pépinières des plantes que nous utilisons, il nous faut premièrement inventorier les populations végétales disponibles. Voilà un récit, façon carnet de bord, de Kévin Morel (Etudiant français a l’école d’agronomie AgroParis Tech qui a fait un stage préprofessionnel a Takiwasi), qui est parti avec une équipe à la découverte de ces deux plantes médicinales de grande valeur et malheureusement en danger. Nous remercions tout particulièrement Kévin pour son aide dans la réalisation de cette lettre d’information.

Le 15/06/11:
Notre point de départ est Kawana Sisa, qui se trouve à 450 m du niveau de la mer dans la région de San Martín en Amazonie Péruvienne. C’est à 4h 40 du matin avec l’objectif de trouver de l’Uña de Gato pour récolter des graines et repérer des arbres adultes de Copaïba que nous nous mettons en marche.

Première pause à 5h 49 après avoir traversé 5 fois des ruisseaux. L’eau n’est pas profonde à cette saison et nous pouvons traverser en bottes sans problème.

Seconde pause à 6h 36 en haut d’une colline de 827 m d’altitude, après avoir passé deux autres petites rivières. Le versant de la montagne est très pentu et le chemin est boueux. Ce doit-être difficile de faire cette route en saison de fortes pluies. Selon Don José, la Copaïba se récolte en été donc le chemin devrait-être plus facile car plus sec.

Troisième pause à 7h 28 à 1200 m. Beaucoup de boue. Une montée en forte pente au milieu de plantations de café.

Quatrième pause à 8h30 à 1038 m. Nous sommes descendus de l’autre côté du sommet par un chemin plus facile qui passe par un champ récemment défrichée. Nous prenons le petit déjeuné dans une parcelle cultivée qui appartient à la communauté de Kawana Sisa. Jusqu’ici il est possible de venir avec des ânes et il y a ici de petits abris (Tambos) qui permettent de passer la nuit. Nos guides, natifs de la région, nous disent que la Copaïba se trouve assez près, sur l’autre versant qui fait partie du territoire de la communauté de Chiric Sacha.

Nous repartons à 10h50 et arrivons au supposé premier arbre de Copaïba à 11h20 après avoir marché sur des sentiers ouverts à la machette. Nous sommes à 1163m, sur un sol en pente, argileux, sous un épais lit de matière organique. Selon l’observation de Don Jose cet arbre n’est pas un Copaïba (Copaifer sp.) mais un Copalillo (Protium unifoliatum).

Nous partons sur un autre lieu où il pourrait y avoir des Copaïbas. Nous arrivons à 12h16 après une progression difficile dans la jungle. C’est de nouveau un Copalillo et non un Copaïba que nous rencontrons. Selon Don José le Copalillo fait partie de la famille des Buceracées. Nous parlons du problème d’identification des espèces. Une suggestion est de faire un herbier dans la communauté et un atelier de reconnaissance des espèces.

Nous arrivons vers 14h00, c’est encore un Copalillo, nous n’arrivons pas à trouver de Copaïba dans cette zone.

Nous mangeons à 15h00 au bord d’un ruisseau où nous découvrons par hasard de l’Uña de Gato. Prise d’échantillons et de photos. Il s’agit bien de l’Uncaria tomentosa et non de l’Uncaria guyanensis qui se différencient facilement par la forme de leurs épines. Le sol est argilo-sableux, de couleur marron près de l’eau. L’arbre sur lequel monte la liane n’est pas identifié. Vu la hauteur des lianes, il nous sera impossible de récolter des graines qui se trouvent dans la partie apicale.

Entre ce point d’eau et le campement auquel nous arrivons à 17h00, nous rencontrons de nombreux plants d’Uña de Gato. Nous prenons les coordonnées UTM, la description du sol, la hauteur et les diamètres ainsi que la description de la végétation alentour. Selon Don Jose, il y a suffisamment de plantes pour mettre en place un plan de gestion de cette ressource.

Nous dormons dans un abri sur une terre agricole des territoires de Chiric Sacha à 781 mètre d’altitude.

Le 16/06/11:
Nous décollons à 8h00. Après une montée difficile et une descente très forte, nous arrivons à 12h00 sur un site d’Uña de Gato. Nous avons les coordonnées de ce point déjà visité. On me fait savoir que l’on ne va pas beaucoup tardé sur ce site, cela me semble étrange d’avoir parcourus un si long chemin pour ne pas prendre plus de renseignements. Il s’avère que nous entrons sur le territoire d’une autre communauté qui ne verrait pas d’un bon œil que nous y allions avec des guides de la première… De plus il se met à pleuvoir. Nous arrivons dans une parcelle cultivée vers 15h00 qui se trouve à 693m sur le territoire de Copal Sacha, après une longue marche. Nous sommes à environ deux heures, par des sentiers forestiers, de l’endroit où nous avons trouvé les premières Uña de Gato. Nous dormons à même le sol, après avoir séché aussi bien que possible nos affaires.

Le 17/06/11:
Nous partons à 8h40. Après une très forte et difficile montée, nous arrivons à un belvédère situé à 1510m d’altitude vers 11h. C’est un effort physique intense, nous redescendons, puis remontons et enfin redescendons pour arriver à notre point de départ à Kawana Sisa à 16h30.

Fin de l’expédition, sans trace de Copaïba et sans graines d’Uña de Gato…

Références Bibliographiques


  1. Brack Egg A. Diccionario Enciclopédico de plantas útiles del Perú. Centro de Estudios Regionales Andinos “Bartolomé de las Casas”. 1999
  2. Palacios Vaccaro, Julio. Plantas Medicinales Nativas del Peru, 2006.
  3. Kember Mejia, Elsa Reng. Plantas medicinales de uso popular en la Amazonia Peruana. AECI and IIAP, Lima, Peru, 1995.
  4. RainTree Nutrition. Tropical Plant DataBase. Database File for Uña de Gato http://www.rain-tree.com
  5. Cabieses F. La Uña de Gato y su entorno. Via Lactea Editores, Lima, Perú. 1994.
  6. Piscoya, José; Silva, Herman; Díaz, Raúl. Estudio multicéntrico comparando Uncaria guianensis con placedbo en osteoartritis de rodilla / Multicentric study comparing uncaria guianensis vs. placebo for knee osteoarthritis: Rev. méd. Inst. Peru. Segur. Soc;6(1/2):60-4, ene.-jun. 1997.
  7. Silva, H. Estudio multicéntrico comparando Uncaria tomentosa (Willd) DC. Frente al Ibuprofeno y Paracetamol en Osteoartritis. 1998-1999.
  8. Piscoya J, Rodriguez Z, Bustamante SA, Okuhama NN, Miller MJ, Sandoval M. Efficacy and safety of freeze-dried cat's claw in osteoarthritis of the knee: mechanisms of action of the species Uncaria guianensis. Inflamm Res. 2001 Sep;50(9):442-8.
  9. Carvalho MV, Penido C, Siani AC, Valente LM, Henriques MG. Investigations on the anti-inflammatory and anti-allergic activities of the leaves of Uncaria guianensis (Aublet) J. F. Gmelin. Inflammopharmacology. 2006 Mar;14(1-2):48-56.
  10. Sandoval-Chacón M, Thompson JH, Zhang XJ, Liu X, Mannick EE, Sadowska-Krowicka H, Charbonnet RM, Clark DA, Miller MJ. Antiinflammatory actions of cat's claw: the role of NF-kappaB. Aliment Pharmacol Ther. 1998 Dec;12(12):1279-89.
  11. Pilarski R, Zielinski H, Ciesiolka D, Gulewicz K Antioxidant activity of ethanolic and aqueous extracts of Uncaria tomentosa (Willd.) DC. J Ethnopharmacol. 2006 Mar 8;104(1-2):18-23.
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  13. Wagner H, Kreutzkamp B, Jurcic K. The alkaloids of Uncaria tomentosa and their phagocytosis-stimulating action. Planta Med. 1985 Oct;(5):419-23.
  14. Lemaire I, Assinewe V, Cano P, Awang DV, Arnason JT. Stimulation of interleukin-1 and -6 production in alveolar macrophages by the neotropical liana, Uncaria tomentosa (uña de gato). J Ethnopharmacol. 1999 Feb;64(2):109-115.
  15. Sandoval M, Okuhama NN, Zhang XJ, Condezo LA, Lao J, Angeles' FM, Musah RA, Bobrowski P, Miller MJ. Anti-inflammatory and antioxidant activities of cat's claw (Uncaria tomentosa and Uncaria guianensis) are independent of their alkaloid content. Phytomedicine. 2002 May;9(4):325-37.
  16. Gonçalves C, Dinis T, Batista MT. Antioxidant properties of proanthocyanidins of Uncaria tomentosa bark decoction: a mechanism for anti-inflammatory activity. Phytochemistry. 2005 Jan;66(1):89-98.
  17. Delgado Silva, H. y colaboradores. Plantas Medicinales de la Amazonía Peruana utilizadas poor los curanderos, chamanes y herbolarios con fines antiinflamatorios IMET-IPSS. 1998. Instituto de Medicina Tradicional-Instituto Peruano de Seguridad Social.
  18. Guía para el cultivo, aprovechamiento y conservación de la uña de gato, Uncaria tomentosa (Willd. ex Roemer y Schultes) De Candolle Ignacio Lombardi I. y Percy Zevallos P. Las plantas medicinales y su beneficio en la salud shipibo-conibo. Guillermo Arevalo. V.


Merci à tous, en espérant que le monde végétal vous protège et vous guide, recevez toutes nos sincères salutations amicales,

L’équipe du Laboratoire.

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